Médiathèque de Péronnas
mediathequeperonnas01
Suivez toute l'actualité de la ville...
« Orso voulait mettre en place ce qu il appelait la théorie de la grande diversion. Il avait trouvé cette formule dans un livre et elle lui plaisait. Il fallait se changer les idées. Penser à autre chose. Chercher l aventure dans des endroits inédits ; aller là où ils n étaient jamais allés ; voir ce qu ils n avaient jamais vu ; avancer un peu plus loin, au fond de l inconnu pour trouver du nouveau. » Orso et Marie s aiment, mais leur quotidien insouciant se heurte à un chagrin brutal. Pour faire diversion, ils se lancent dans un road-trip improvisé. Grandiose et dérisoire, celui-ci les mènera du musée du Poids au musée de l Amiante, du musée de la Gendarmerie à celui du Pigeon, en passant par Lourdes, la Meuse et Saint-Tropez. Autant d étapes et de détours pour partir à la recherche d autres vies que la leur et tenter, dans cette échappée, de préserver en eux un esprit d enfance que l âge adulte laisse trop souvent derrière lui. Roman d amour autant que d aventures, merveille de drôlerie et de tendresse, Voyage voyage invite à choisir les chemins de traverse pour trouver de la joie là où on ne l'attend pas.
En Corée du Nord où chaque geste est surveillé, deux adolescents découvrent l'amour. Yoon Gi est d'une classe inférieure tandis que les parents de Mi Ran, membres de l'élite du Parti, l'ont déjà promise à un étudiant de la capitale. Pourtant, un regard échangé lors d'une exécution publique qui va boulverser leur vie. Sous l'œil omniprésent des brigades de quartier et de la Sécurité d'état, leur passion clandestine devient une résistance silencieuse. Comment s'aimer dans une dictature où le moindre écart peut conduire en colonie de rééducation ? Comment rêver de liberté quand tout invite à la soumission ? Avec Nousn'avons rien à envier au reste du monde, Nicolas Gaudemet livre un roman boulversant, à la fois récit intime et fresque politique, où la passion lutte pour exister dans l'horreur ordinaire d'un régime totalitaire. Un Roméo et Juliette nord-corréen, qui interroge en nous les limites du courage, de la révolte et de l'espoir.
Il y a ceux qui ne feraient pas de mal à une mouche et ceux qui persécutent monsieur Mouche. Un bataillon de nuisibles gravite autour du pavillon de banlieue de ce prof de lettres qui, depuis quarante-deux-ans, courbe l’échine. À sa droite, Richard Comte qui violente femme, enfants et Mouche, dès lors que ce dernier se pique d’héroïsme. À sa gauche, Thomas Fabri qui s’emploie à massacrer la sérénité du quartier et le répertoire d’AC/DC. Face à lui, dans une salle de classe du lycée Albert-Camus, Rémy Pastre, qui achève sa puberté et le reste d’amour-propre de son professeur. Faut-il éprouver de la peine lorsque le mauvais sort vient frapper ces infectes protagonistes ? Claude Alain Arnaud flatte vos pulsions vengeresses et manipule les forces karmiques pour devenir le justicier des bredouilleurs aux mains moites dans un premier roman réjouissant.
Une chercheuse craignant de devenir folle mène une enquête pour tenter de rompre le silence qui entoure la maladie de son arrière-grand-mère Elisabeth, dite Betsy, diagnostiquée schizophrène dans les années 1950. La narratrice ne dispose, sur cette femme morte avant sa naissance, que de quelques légendes familiales dont les récits fluctuent. Une vieille dame coquette qui aimait nager, bonnet de bain en caoutchouc et saut façon grenouille, dans la piscine de la propriété de vacances. Une grand-mère avec une cavité de chaque côté du front qui accusait son petit-fils de la regarder nue à travers les murs. Une maison qui prend feu. Des grossesses non désirées. C'est à peu près tout. Les enfants d'Elisabeth ne parlent jamais de leur mère entre eux et ils n'en parlent pas à leurs enfants qui n'en parlent pas à leurs petits-enfants. "C'était un nom qu'on ne prononçait pas. Maman, c'était un non-sujet. Tu peux enregistrer ça. Maman, c'était un non-sujet.' Mon vrai nom est Elisabeth est un premier livre poignant à la lisière de différents genres : l'enquête familiale, le récit de soi, le road-trip, l'essai. à travers la voix de la narratrice, les archives et les entretiens, se déploient différentes histoires, celles du poids de l'hérédité, des violences faites aux femmes, de la psychiatrie du XXe siècle, d'une famille nombreuse et bourgeoise renfermant son lot de secrets.
1893. Claude, inspectrice du travail, se retrouve face à la mort suspecte de deux ouvriers à l’étrange ressemblance. Non loin de là, sœur Placide est troublée : l’une des nouvelles recrues de l’usine-pensionnat des soieries Perrin est le portrait craché d’une ancienne pensionnaire, qu’elle croyait partie pour se marier. Deux femmes, deux mystères qui vont s’entremêler pour laisser le scandale éclater.
"Seul celui qui a traversé la nuit peut la raconter". Le roman événement de Michel Bussi. Une œuvre magistrale entre suspense et Histoire. Octobre 1990. Le capitaine français Jorik Arteta, en mission au Rwanda, rencontre Espérance, jeune professeure engagée dans la transition démocratique de son pays. 6 avril 1994. Un éclair déchire le ciel de Kigali. Le Falcon du président rwandais explose en plein vol. Commencent alors cent jours de terreur et de sang. Les auteurs des tirs de missiles ne seront jamais identifiés. Quelqu`un, pourtant, connaît la vérité. Noël 2024. Jorik, sa fille et sa petite-fille s`envolent pour le Rwanda. Tous poursuivent leur propre quête, tourmentée par les fantômes du passé. Dans Les Ombres du monde, Michel Bussi fait entrer l`Histoire dans le roman et le roman dans l`Histoire, articulant, en maître du suspense, la construction romanesque avec les faits historiques. Une fresque éblouissante, à la croisée de trois générations, sur la transmission de la mémoire, et dont les rebondissements sont de puissants révélateurs de l`expérience de la violence, de la perte et du pardon. Une langue où les images poignantes affleurent au cœur du tragique et traversent sur un fil les ombres du monde.
Dans les ruines d'Alep, un chien devient le dernier refuge et le dernier guide d'une humanité perdue. Un roman bouleversant sur la fidélité, la survie, et la lumière qui persiste au cSur du chaos. Alep, février 2023. Dans la poussière et le silence qui suivent le séisme, une femme appelle un nom comme on lance une prière : Zaatar. Elle sait qu'il est encore là, quelque part sous les gravats. Sept ans plus tôt, en pleine guerre, Zaatar est entré dans sa vie. Un chien recueilli dans une ville assiégée, fracturée par la peur et les pertes. Dans leur immeuble d'Alep-Ouest, fragile refuge où cohabitent chrétiens et musulmans, chacun tente de survivre, de ne pas renoncer. Au milieu du chaos, l'animal devient un repère, un lien muet entre les êtres, quand la parole et la confiance se sont effondrées. Fidèle et instinctif, Zaatar perçoit la vérité là où les hommes se mentent, incarne la loyauté et la bonté là où elles semblent avoir disparu... Le Berger d'Alep est le récit bouleversant d'un chien qui réconcilie les hommes avec leur humanité. Troisième roman de Stéphanie Perez, grand reporter de guerre plusieurs fois envoyée en Syrie, cette histoire inoubliable de fidélité et de résistance intime mêle la force du réel à l'émotion de la fiction une signature qui a déjà séduit des milliers de lecteurs.
Si les arbres pouvaient s'exprimer, que nous diraient-ils ?Rose, jeune scientifique déterminée, a suivi son compagnon au coeur de la plus ancienne forêt de France. Il veut lui faire partager son émerveillement et sa passion pour un chêne millénaire d'une rare beauté. Mais le spectacle tourne au drame lorsqu'une lourde branche tombe de l'arbre et tue le jeune homme sur le coup.Accusée du meurtre, traquée par la police, Rose décide de fuir, le temps de prouver son innocence. Alors que tout l'accable, une solution, aussi surprenante soit-elle, se dessine : communiquer avec ce grand chêne, témoin du drame. Aidée de Sylvain, botaniste aussi original que génial, elle élabore une machine capable d'une telle prouesse : un Arbrophone. Ce qu'elle va découvrir dépasse de loin le cadre de l'enquête policière...Dans ce suspense haletant, entre aventure, science et passion, Bernard Werber nous révèle un univers merveilleux et nous reconnecte à l'énergie vitale des forêts.
« Un grand roman historique et d'émancipation, tissé de maturité et de sagesse, qui s'adresse à chacun de nous et qui, à travers l'histoire d'une vie, restitue tout un univers. » Io DonnaItalie, années 1930. Une ville du Sud, une femme du Nord.Deux mondes qui se rencontrent et changent à jamais.Dans la chaleur du mois de juin, un car s'arrête sur la place de Lizzanello, petit village des Pouilles. Carlo, l'enfant du Sud, en descend, accompagné d'Anna, sa femme. Originaire du Nord, celle-ci découvre une terre inconnue, figée dans le temps, écrasée par le poids des traditions.Anna ne va pas à l'église, aime lire, est curieuse. Elle est et restera aux yeux des villageois « l'étrangère ». Jusqu'au jour où, contre l'avis de Carlo, elle devient la première postière de Lizzanello.Pendant plus de vingt ans, d'abord à pied puis à bicyclette, Anna va délivrer le courrier : les missives des amants ; les lettres des hommes envoyés au front ou partis chercher fortune à l'étranger. Trait d'union entre les habitants du village, Anna connaît tous les secrets. Mais il est en un qu'elle gardera jusqu'à sa mort.Au gré des événements de l'histoire - la guerre, le droit de vote des femmes - Francesca Giannone, qui s'est inspirée du passé de son arrière-grand-mère factrice, dresse le portrait d'un esprit libre. Best-seller en Italie, couronné par le prix Bancarella des libraires, La Porteuse de lettres est surtout le récit d'une bouleversante histoire d'amour.
Tokyo, décembre 1944. Embauché dans un centre de tri postal, Ren Mizuki y rencontre deux autres étudiants qui partagent sa passion pour la culture et l art européens : Yuki, qui deviendra sa compagne, peintre elle aussi, et Bin, un violoniste promis à une carrière internationale, qui restera à jamais son frère d élection. En 1945, Ren est appelé en Mandchourie dans l enfer des combats. Défiguré, mutilé, il en rentre persuadé qu il ne pourra plus jamais tenir un pinceau. L amour de Yuki sera-t-il capable de renverser un destin ? à travers une histoire particulièrement émouvante, Akira Mizubayashi continue d explorer ses thèmes familiers : le désastre des nationalismes fauteurs de guerre, l art, recours essentiel contre la folie des hommes.
Murano, 1486. Pour sauver sa famille de la ruine, Orsola Rosso se lance dans le travail du verre, un métier habituellement réservé aux hommes. Elle façonne en secret ses créations qui se doivent d'être parfaites pour être acceptées par ses pairs. Tandis que se succèdent guerres, épidémies, amours et deuils, elle affûte son savoir-faire, cherchant à s'assurer la reconnaissance de ses proches.
Entre les ruines fumantes de Gaza et les pages jaunies des livres, un vieil homme attend. Il attend quoi ? Peut-être que quelqu'un s'arrête enfin pour écouter. Car les livres qu'il tient entre ses mains ne sont pas que des objets - ils sont les fragments d'une vie, les éclats d'une mémoire, les cicatrices d'un peuple. Quand un jeune photographe français pointe son objectif vers ce vieillard entouré de livres, il ignore qu'il s'apprête à traverser le miroir. " N'y a-t-il pas derrière tout regard une histoire ? Celle d'une vie. Celle de tout un peuple, parfois ", murmure le libraire. Commence alors l'odyssée palestinienne d'un homme qui a choisi les mots comme refuge, résistance et patrie. De l'exode à la prison, des engagements à la désillusion politique, du théâtre aux amours, des enfants qu'on voit grandir et vivre, aux drames qui vous arrachent ceux que vous aimez, sa voix nous guide à travers les labyrinthes de l'Histoire et de l'intime. Dans un monde où les bombes tentent d'avoir le dernier mot, il nous rappelle que les livres sont notre plus grande chance de survie - non pour fuir le réel, mais pour l'habiter pleinement. Comme si, au milieu du chaos, un homme qui lit était la plus radicale des révolutions.
La nuit de la Saint-Jean 1933, un nourrisson de 11 mois, Theo Edevane, disparaît et demeure introuvable. A la suite de ce drame, ses parents et ses soeurs abandonnent leur propriété de Loeanneth, en Cornouailles. Soixante-dix ans plus tard, une jeune détective londonienne, Sadie Sparrow, enquête sur cette disparition, ce qui dérange Alice, une des soeurs de Theo, devenue romancière à succès.
« Ambre, ma fille, viens.La vie vaut la peine d être vécue. »Derrière une vitre à la maternité, Camille s adresse à son enfant et lui promet une existence à deux pleine de douceur, de nature et de poésie.Entre les profondeurs des mers et la canopée des forêts, de la délicatesse des cachalots à la métamorphose des chenilles, sous les ciels étoilés et face à l immensité bleue de l océan, cet amour filial qui était loin d être une évidence leur fera chercher en toutes choses ces petits riens et grandes joies qui émerveillent. Une ode au vivant et à la transmission, un roman sensible et puissant qui interroge : l amour inconditionnel d un enfant peut-il suffire à réparer notre monde ?
Par une nuit glaciale, le père Lamandre recueille une fillette de six ans venue frapper avec insistance à sa porte. L’enfant aux yeux admirables tremble de froid et de faim. Elle a les pieds en sang dans ses souliers à boucles d’argent, mais refuse de répondre aux questions qui lui sont posées. Le vieux prêtre ne saura que son prénom : Anne. Vingt ans plus tard, Anne est devenue Lady Clarick. Richissime, courtisée, elle a l’oreille des grands et le cardinal de Richelieu ne jure que par elle. Pourtant, dans l’ombre, quatre hommes connaissent son vrai visage et sont prêts à tout pour la punir de ses forfaits. Manipulatrice sans foi ni loi, intrigante, traîtresse, empoisonneuse, cette criminelle au visage angélique a traversé les siècles et la littérature : elle se nomme Milady.Voici venu le temps d’écarter la légende pour rencontrer la femme. Même un personnage de fiction peut réclamer justice. Ce roman inoubliable, écrit d’une voix puissamment contemporaine, rend vie à Milady et nous offre son histoire dont Dumas a semé les indices dans Les Trois Mousquetaires.Magnifique portrait d’une femme libre menant, pour sa survie, un jeu dangereux. Dans une époque où trop d’hommes voudraient la contraindre et la posséder, elle se bat û jusqu’à la transgression ultime û pour son pays, pour son idéal et pour sa liberté.
« Je suis la véritable trace, le plus solide des indices attestant de tout ce que nous avons vécu en dix ans en Algérie. Je cache l'histoire d'une guerre entière, inscrite sur ma peau depuis que je suis enfant. » Aube est une jeune Algérienne qui doit se souvenir de la guerre d'indépendance, qu'elle n'a pas vécue, et oublier la guerre civile des années 1990, qu'elle a elle-même traversée. Sa tragédie est marquée sur son corps : une cicatrice au cou et des cordes vocales détruites. Muette, elle rêve de retrouver sa voix. Son histoire, elle ne peut la raconter qu'à la fille qu'elle porte dans son ventre. Mais a-t-elle le droit de garder cette enfant ? Peut-on donner la vie quand on vous l'a presque arrachée ? Dans un pays qui a voté des lois pour punir quiconque évoque la guerre civile, Aube décide de se rendre dans son village natal, où tout a débuté, et où les morts lui répondront peut-être.
La maison de la rue Santo Domingo à Santiago du Chili, cachée derrière ses trois citronniers, a accueilli plusieurs générations de la famille des Lonsonier. Arrivé des coteaux du Jura avec un pied de vigne dans une poche et quelques francs dans l'autre, le patriarche y a pris racine à la fin du 19ème siècle. Son fils Lazare, de retour de l'enfer des tranchées, l'habitera avec son épouse Thérèse, et construira dans leur jardin la plus belle des volières andines. C'est là que naîtront les rêves d'envol de leur fille Margot, pionnière de l'aviation, et qu'elle s'unira à un étrange soldat surgi du passé pour donner naissance à d'Ilario Da le révolutionnaire. Bien des années plus tard, un drame sanglant frappera les Lonsonier. Emportés dans l'oeil du cyclone, ils voleront ensemble vers leur destin avec, pour seul héritage, la légende mystérieuse d'un oncle disparu.
Anne Berest poursuit sa grande exploration des « transmissions invisibles » et ses interrogations autour de la trans-généalogie. De quoi hérite-t-on ? « À chaque vacances, nous quittions notre banlieue pour la Bretagne, le pays de mon père, celui où il était né, ainsi que son père - et le père de son père, avant lui. Le voyage débutait gare Montparnasse, sous les fresques murales de Vasarely, leurs formes hexagonales répétitives, leurs motifs cinétiques, dont les couleurs saturées s'assombrissaient au fil du temps, et dont l'instabilité visuelle voulue par l'artiste, se transformait, année après année, en incertitude. » Après La Carte Postale et Gabriële, Anne Berest déploie un nouveau chapitre de son oeuvre romanesque consacrée à l'exploration de son arbre généalogique : la branche bretonne, finistérienne, remontant à son arrière-grand-père. Ici, la petite et la grande Histoire ne cessent de s'entremêler, depuis la création des premières coopératives paysannes jusqu'à mai 68, en passant par l'Occupation allemande dans un village du Léon et la destruction de la ville de Brest.
Le 16 septembre 2022, en Iran, Mahsa Amini succombe aux coups de la police des mœurs parce qu'elle n'avait pas « bien » porté son voile. Son décès soulève une vague de protestations dans l'ensemble du pays, qui se transforme en un mouvement féministe sans précédent. Marjane Satrapi a réuni trois spécialistes : Farid Vahid, politologue, Jean-Pierre Perrin, grand reporter, Abbas Milani, historien, et dix-sept des plus grands talents de la bande dessinée pour raconter cet événement majeur pour l'Iran, et pour nous toutes et nous tous.
Dans le New York des années 1880, une jeune escroc se fraie un chemin vers la première école d’infirmières des États-Unis, mais une série de meurtres inexpliqués s’ensuit dans son sillage... Una Kelly a grandi dans les bas-fonds du New York. Devenue une escroc impitoyable, capable de dérober un portefeuille en quelques secondes, elle fait partie d’un gang redoutable. Mais lorsqu’une autre voleuse la dénonce pour un meurtre qu’elle n’a pas commis, Una est obligée de fuir la police. Seul refuge qu’elle trouve : l’école d’infirmières de l’hôpital Bellevue. Basée sur les principes infirmiers de Florence Nightingale, Bellevue est la première école du genre dans le pays. Là où autrefois les infirmières étaient considérées comme ignorantes et non qualifiées, Bellevue valorise la discipline, l’intellect et le caractère moral, et seules les jeunes femmes de bonne éducation peuvent postuler. Accumulant mensonge sur mensonge, Una doit aussi faire face à un autre problème de taille : son caractère. Elle qui était habituée à vivre dangereusement dans la rue doit prendre sur elle pour accepter la hiérarchie de l’école et les ordres interminables des médecins. Pourtant, son passé l’a préparée aux horreurs des blessures et des maladies rencontrées dans les différents services de l’hôpital, et Una va acquérir progressivement le respect de ses camarades. Mais ses soupçons concernant la mort d’un patient la mettent en danger d’être exposée et la forceront à choisir entre son instinct de conservation et le dévoilement de son identité...